Présentation…

26 juillet, 2008

 

Salut à toi,

Celui ou celle que je surnomme volontier Théophil(e)!

Ce blog n’est pas du prosélytisme ou du sectarisme. Il est avant tout un lieu de PROPOSITION pour ceux et celles qui sont en recherche, et qui veulent prendre le temps de LIRE et d’ECOUTER, par amour pour la musique et sa science!

J’aime ces musiciens, qui ont pu, grâce à leur talent, chanter et composer pour la LOUANGE du CREATEUR…

 

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« La Passion d’Augustine », un film de Léa POOL

2 avril, 2016

Le 28 mars 2016, le cinéma d’art et d’essai de la ville de Metz, le CAMEO-ARIEL organisa une avant première du film « La Passion d’Augustine« , suivie d’un débat avec la réalisatrice Léa POOL.

Un film émouvant, qui donne à penser une passionnante philosophie de la musique.

Avant première

Ayant eu la chance d’avoir été convié par Radio Jérico Metz, afin de l’interviewer en compagnie de Thierry GEORGES avant la séance, et de participer à l’animation du débat à l’issue de la projection, voici l’hommage que je souhaite lui rendre, pour ce film touchant qu’elle a su réaliser avec pudeur et finesse.

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Peuples du monde entier

3 mars, 2016

Libre commentaire musical du cantique « Peuples du monde entier» VY 54-38-01 dont le texte est de D. RIMAUD/CNPL et la musique de G. MAYER.

Publié dans la revue de musique liturgique CAECILIA de l’archidiocèse de Strasbourg, dans son édition N°02 de mars 2016

13) Visitation JOUVENET 1716

Magnificat de Jean JOUVENET (1716)

Ce chant, adoptant la forme tropaire (stance-refrain-versets), permet par sa facture textuelle et musicale, de vivre une expérience de pèlerinage, conduisant à entrer davantage dans l’intelligence du récit biblique de la Visitation (Lc 1 39-56).

Les 4 versets sont une véritable tapisserie biblique, rythmée par un refrain secondaire extrait du cantique de la Vierge Marie : « saint est son nom ». Ils sont composés de 3 sections, reconnaissables par un refrain secondaire chanté 3 fois.

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Je bénirai le Seigneur

21 janvier, 2016

Libre commentaire musical du psaume-choral « Je bénirai le Seigneur » ZL 14-75  LAD/CNA 330 (Texte : CFC-CNPL. Musique : Jacques BERTHIER).

Il a été publié dans le Revue CAECILIA de l’archidiocèse de Strasbourg au sein de son édition de janvier 2016.

12) Joseph SAMSON

Il s’agit d’un psaume-choral, c’est-à-dire que l’ensemble des versets sont mis en musique de manière rigoureuse, avec une mélodie de type choral. Cette dernière est augmentée ou diminuée afin de correspondre à la métrique du psaume.

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Toi qui ravis le coeur de Dieu

11 novembre, 2015

Libre commentaire de l’hymne « Toi qui ravis le coeur de Dieu » VLH 136- LAD 372 ( Texte: CFC-CNPL. Musique: Jacques BERTHIER)

Publié dans la Revue liturgique CAECILIA de l’archidiocèse de Strasbourg, dans son édition d’octobre 2015.

ISENBRANT_Adriaen_Our_Lady_of_the_Seven_Sorrows

Notre Dame des sept Douleurs, d’Adriaen ISENBRANDT (1480/1490-1551)

Cette hymne (VP 136-2 ou VLH 136), dont les paroles proviennent de la Commission Francophone Cistercienne (CFC), a été composée pour les Vigiles et les Laudes au Commun de la Vierge Marie. La composition littéraire et le contenu théologique, dont la musique de Jacques BERTHIER met en relief le rythme des vers et des mètres, représentent un modèle du genre. Cet authentique chant liturgique, synthétisant toutes les qualités demandées, pourrait faire école pour les compositeurs actuels et à venir.

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Bénis, Seigneur, ton Eglise

1 septembre, 2015

Commentaire publié dans le revue de musique liturgique « CAECILIA » de l’archidiocèse de Strasbourg, au sein de l’édition de juillet 2015.

Chant liturgique, côté LAD 535.

Bénis Seigneur ton Eglise

Les époux MAILLARD sont en responsabilité pastorale à Sion en Suisse Romande.

                Le chant « Béni Seigneur ton Eglise », parfait processionnal d’entrée pour le temps ordinaire, ou pour la mémoire de la Dédicace d’un édifice, offre des caractéristiques pertinentes.

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Il est venu marcher sur nos routes

4 juin, 2015

Commentaire musical publié dans la revue liturgique CAECILIA au sein de son édition de mai 2015.

Commentaire du chant : « Il est venu marcher» (F57-4). Texte de Michel SCOUARNEC et musique de Jean-Marie VINCENT

Il est venu marcher

Le père Michel SCOUARNEC est prêtre du diocèse de Quimper, connu pour sa réflexion théologique et pastorale. Professeur de liturgie et directeur de radio, il nous laisse un catalogue de textes pour des chants religieux.

Le chant « Il est venu marcher sur nos routes » est propre au temps liturgique de Noël, bien qu’il peut se situer dans une parfaite continuer avec le début du temps ordinaire.

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Banquet très saint

8 avril, 2015

Commentaire du chant « Banquet très saint » (ZL 26-17,  CNA 779), composé par Philippe ROBERT.

Article publié dans la revue CAECILIA, dans son édition de mars 2015.

Banquet très saint, Fête dans la maison de Simon le Pharisien; Pierre Paul RUBENS; vers 1618Fête dans la maison de Simon le Pharisien; Pierre Paul RUBENS; vers 1618

Le refrain est adapté de l’antienne « O Sacrum Convivium », composée par saint Thomas d’Aquin et utilisée pour les 2èmes vêpres de l’office du Saint-Sacrement dont voici la traduction : « O banquet sacré, où l’on reçoit le Christ ! On célèbre le mémorial de sa passion, l’âme est remplie de grâce et, de la gloire future, le gage nous est donné. Alleluia ».

Attardons-nous à l’histoire de l’antienne et de l’office du Saint-Sacrement. Un culte en l’honneur du Saint Sacrement existait dans certaines régions mais sans être généralisé. Le plus important se trouvait dans le diocèse de Liège où sainte Julienne de Cornillon (1192-1258) permis son expansion. Un office liégeois « Animarum cibus » fut composé sous sa direction, par un moine cistercien du Mont-Cornillon, vers 1240. Or vers 1237, le futur Urbain IV était archidiacre de Liège. Il avait eu connaissance de sainte Julienne, et de la composition de l’office nouveau qui grâce à elle, fut diffusé dans le diocèse de Liège à la suite du Synode de 1246. En 1262, à Bolsena (à mi-chemin entre Sienne et Rome), on raconte qu’un prêtre célébrant la Messe, doute de la présence réelle. Le sang jaillit de l’hostie consacrée et laisse des traces sur le corporal. Le Pape Urbain IV fait apporter ce linge à Orvieto, ville voisine où il résidait. Il décréta en 1264 par la bulle « Transiturus« , que la fête du Corpus Christi, déjà célébrée çà et là, serait étendue à l’Eglise universelle. Mais pour la première fois en liturgie, non seulement un pape prescrit la célébration d’une fête, mais en impose tous les textes. Avec la bulle se trouve l’office « Sacerdos » et la messe « Cibavit », attribués à saint Thomas d’Aquin qui était de passage à l’Université de Rome. Ces textes associent justesse théologique et saveur poétique. Ils sont utilisés encore aujourd’hui pour la fête du Saint-Sacrement.

Le refrain (comme l’antienne « O Sacrum Convivium ») se divise en 4 sections nous montrant chacun un aspect de l’Eucharistie. Tout d’abord, la dimension du pain comme réelle nourriture, mais où l’on confesse que c’est bien le Christ lui-même. Ensuite, le lien entre le pain eucharistique et la Passion. Il est avant tout l’actualisation du Sacrifice de la Croix, cœur de la célébration. Puis les effets de cette nourriture : le pain eucharistique est là pour nourrir notre âme, mais d’une nourriture spirituelle provenant de la Croix : la Grâce. C’est la nourriture de la Rédemption. Enfin, le pain eucharistique est une mise en bouche de la gloire de la Résurrection à la fin du temps, où Dieu lui-même nous fera asseoir à sa Table et nous servira. D’un point de vue harmonique, la 1ère section commence en Mi Mineur pour se terminer sur une ½ cadence (accord de Si Majeur). La 2ème section commence sur Si Majeur mais va conduire à une cadence rompue (au lieu de terminer sur un accord de Sol Majeur on termine avec Si Majeur). La troisième section nous fait entendre avec retard l’accord de sol majeur attendu, mais se conclue par une cadence évitée (retour de l’accord Mi Mineur). Quant à la 4ème section, elle commence avec l’accord de Mi Mineur et se termine par une cadence « Fauré », sorte de cadence évitée terminant avec l’accord de Mi Majeur. La richesse harmonique est à l’image de la richesse théologique du refrain !

Quant aux versets, ils sont la compilation du psaume 33 (34) versets 2, 4 et 9. Le schéma harmonique est en parfait écho avec celui de la 2ème section du refrain magnifiant la célébration du mémorial de la Croix.

 

 

Brillez déjà lueurs de Pâques…

17 janvier, 2015

Commentaire musical publié dans le revue de musique liturgique « CAECILIA » de l’Archidiocèse de Strasbourg, dans son édition de janvier 2015.

Brillez déjà lueurs de Pâques

Le texte du chant « Brillez déjà lueurs de Pâques » du jésuite Didier RIMAUD exprime toute la poésie de la veillée pascale, allant de l’Exultet jusqu’à deux figures de la Résurrection contenues dans la liturgie de la Parole. Même si ce chant peut être utilisé tout au long du temps pascal, il porte en lui  la dynamique de la Mère de toutes les veillées.

Il s’agit d’une hymne, composée de 3 strophes. La musique de Jo AKEPSIMAS la mettra en valeur par une musique sous forme de choral paisible en 7 sections. L’harmonie oscille continuellement entre le ton de Fa majeur et les subtilités du relatif Ré mineur.

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… Là où il y a la haine, que je mette l’amour…

14 janvier, 2015

Voici un article publié sur le blog de l’émission radiophonique STELLA SACRA le lundi 12 janvier 2015, suite aux évènement du 7 janvier 2015. Une modeste contribution pour qu’il y ait plus d’amour et de respect entre les hommes…

Saint François d'Assise

…Cet extrait d’une célèbre prière chrétienne pour la paix, faussement attribuée à saint François d’Assise, peut ressurgir de la mémoire et pourrait jaillir sur les lèvres de toutes personnes de bonne volonté, face à l’atrocité des actes d’un 7 janvier 2015 qui ont endeuillé la France…

Pourtant, la mémoire des uns, ne peut nous permettre un aveuglement (même temporel ou momentané) sur celle des autres…

Pourtant, ni le deuil national et l’omniprésence médiatique, qui tout en couvrant respectueusement nos morts d’un catafalque de reconnaissances posthumes et d’émotions face à la barbarie, ne peuvent nous enfermer dans nos frontières, pourtant ouvertes… Nous ne pouvons oublier ni mettre sous silence,  toutes les autres formes de violences extrêmes qui ont également eu lieu entre temps…(par exemple Nigeria ou autres pays pour le présent… Autres lieux et pays pour le passé)

Finalement et hélas, la haine et la violence (comme la bêtise…) sont universelles!

L’engagement à lutter contre ces dernières est un combat tout aussi universel, dont aucun parti politique, aucune Nation, aucune religion, ne peut s’en octroyer la possession, ni même se battre indirectement (comme pour les fanatiques de tous genres…) pour s’en revendiquer l’initiateur ou l’organisateur.

Bien modestement voici un billet perso avec quelques pièces de musique sacrée de Francis POULENC (1899-1963), composées sur d’autres textes de saint François d’Assise (1182-1226) ainsi que « Ubi caritas et amor » de Paul MEALOR (1975-), afin de laisser entrevoir comment la musique a bien des égards, a pour vocation d’être éducatrice et d’appeler à vivre ensemble dans le respect des différences.

... Là où il y a la haine, que je mette l'amour... dans Ecrits personnels trans

Tout d’abord, revenons sur la prière pour la paix, que l’on a faussement attribué à saint François d’Assise.

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Tapisserie de la Nativité, à travers les antiennes « O » de l’avent…

17 décembre, 2014

Imaginez que chacune des 7 antiennes qui composent le cycle pour la semaine préparatoire à Noël, soit comparable à un tissage quotidien…

Nous donnant de contempler pas à pas la « Tapisserie de la Nativité« …

C’est vraiment l’oeuvre d’une « fileuse » que le chant liturgique nous donne de vivre.

Une fileuse biblique, où pas une maille de cette « Tapisserie de la Nativité » ne convoque une référence biblique de la première Alliance!

La_fileuse_savoyarde-Leon-roumagnac

En convoquant ainsi un maillage biblique aussi riche que complexe, c’est tout le questionnement de Jean-Baptiste qui trouve une réponse: « Se tient au milieu de vous, Celui que vous ne connaissez pas! » Sans nommer son Nom, le Baptiste invite à la confession de foi envers l’Invisible qui mystérieusement se donne à comprendre. Ainsi la dramaturgie des antiennes est telle que, sans le nommer parce que n’étant pas encore « visible » à nos yeux de chair, elles donnent à comprendre et à connaître Celui qui est vient pour accomplir l’Ecriture.

Tout le tissage biblique de ces antiennes, à l’image de la trame narrative de l’ensemble des « Evangiles de l’Enfance » selon saint Matthieu et saint Luc, nous donne de comprendre Celui qui vient parmi nous! Ce n’est pas moins de 28 citations bibliques qui sont tissées ensemble pour former ce cycle des 7 antiennes « O » de l’avent.

A travers cette oeuvre de « filature biblique« , le maillage de la Sainte Ecriture nous donne goûter et de reconnaitre par anticipation Celui qui n’est pas encore visible! Ce partage biblique est pour nous nourriture afin d’approfondir et de confesser la Foi en Celui qui va naître, et que reconnaitrons comme le « Fils de Dieu« , le « Christ » et le « Seigneur« . Avant même de le contempler, nous pouvons déjà croire en lui, et comme Jean-baptiste, le désigner à tous ceux qui le cherche!

Que ces antiennes viennent au secours de notre foi! Le texte qui va suivre est une publication faite pour la revue internationale de théologie COMMUNIO (novembre 2013), ayant pour titre: « Les titres christologiques dans les 7 antiennes « O » de l’avent« 

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