Présentation…

26 juillet, 2008

 

Salut à toi,

Celui ou celle que je surnomme volontier Théophil(e)!

Ce blog n’est pas du prosélytisme ou du sectarisme. Il est avant tout un lieu de PROPOSITION pour ceux et celles qui sont en recherche, et qui veulent prendre le temps de LIRE et d’ECOUTER, par amour pour la musique et sa science!

J’aime ces musiciens, qui ont pu, grâce à leur talent, chanter et composer pour la LOUANGE du CREATEUR…

 

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La beauté liturgique? Qu’est-ce à dire?

22 juillet, 2014

Voici une synthèse d’un article de réflexion, publié dans le revue liturgique CAECILIA de l’archidiocèse de Strasbourg, dans son édition du 4 juillet 2014.  Tentant d’amorcer une réappropriation du regard du concept associé de « beauté » et de « liturgique ».

Beauté liturgique

« Ah c’était une belle messe !» Peuvent s’exclamer certaines personnes après l’office, en réponse au micro trottoir ecclésiastique. Cela rassure les uns, flatte les autres… Mais cela parait tellement évident de dire cela, qu’au bout du compte cela m’effraie, et me fait douter de plus en plus.

Rien de plus complexe que de tenter de cerner ce que peut être la beauté Liturgique. Est-il d’ailleurs légitime de parler de beauté liturgique ? Les philosophes ont déjà tellement de mal à cerner la Beauté en tant que tel, alors pensez la difficulté pour la beauté « liturgique » ! Pour notre civilisation occidentale, la notion de Beauté, de Beau sont résolument liés à la conception de PLATON (-428 ; -348) dans son ouvrage Le Banquet. Il demeure la base sur laquelle les générations suivantes chercheront à édifier leurs réflexions, même pour notre époque contemporaine. Le génie de Platon réside dans le fait que la Beauté n’est pas immédiatement accessible, mais qu’elle résulte d’une expérience : on est initié à la Beauté. Cette initiation passe par trois phases : tout d’abord la purification, puis l’ascension, enfin la contemplation.

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Dieu comme une fête

22 juillet, 2014

Il s’agit d’un commentaire d’un chant liturgique pour la procession d’entrée, publié pour la revue liturgique CAECILIA du diocèse de Strasbourg, dans l’édition du 4 juillet 2014. Le chant liturgique « Dieu comme une fête » est de Jean SCARCELIA et Sr Victoria CAIANA.

Procession d'entrée

Commenter un chant d’entrée, nous permet de redécouvrir ce qui est dit de lui dans la Présentation Générale du Missel Romain (P.G.M.R.). Il y a deux numéros qui lui sont consacrés. Tout d’abord le 47: «Lorsque le peuple est rassemblé, tandis que le prêtre entre avec le diacre et les ministres, on commence le chant d´entrée (introït). Le but de ce chant est d´ouvrir la célébration, de favoriser l´union des fidèles rassemblés, d´introduire leur esprit dans le mystère du temps liturgique ou de la fête, et d´accompagner la procession du prêtre et des ministres. » La vocation du chant d’entrée est loin d’être une simple musique d’agrément pour mettre dans l’ambiance, ou pour accompagner un mouvement de procession. C’est lui qui permet à la communauté rassemblée de s’unir. La voix et la louange deviennent le premier moyen de communion « visible ». Ils permettent également une communion « invisible », c’est-à-dire faire entrer l’assemblée dans l’intelligence du temps liturgique ou de la fête. Le chant d’entrée ne doit alors pas être choisi systématiquement en fonction des lectures qui seront entendues, mais en fonction de la connaissance approfondie de chaque temps liturgique dont les lectures, dans leur progression continue dans le temps, nous en donnent des aspects particuliers.

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Le SUBVENITE, ou l’espérance baptismale face à la mort

1 juillet, 2014

Cet article a été publié dans la revue de théologie internationale « COMMUNIO » pour son numéro de juillet 2014 intitulé: « architecture et liturgie« . Il s’agit d’un approfondissement et d’une remise en perspective d’un billet que j’avais déjà publié sur ce blog, portant le titre: « Le chant du SUBVENITE, ou le chant de l’espérance de la résurrection« .

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« Un compendium de l’histoire de la liturgie »

Evoquer la question de la liturgie des défunts s’est embrasser presque l’intégralité de l’histoire de la liturgie. Jusqu’à la réforme liturgique du Concile Vatican II, la liturgie des funérailles fixée par le Rituel Romain des funérailles de 1614 par Paul V, comporte en lui un ensemble complexe, disparate, auquel des états différents de la spiritualité chrétienne font références.

La source la plus ancienne est contenue dans l’Ordo 49[1], qui remonte au VIIème siècle et présentant l’ordo romain des funérailles. C’est dans cette source que l’on trouve la trace du répons SUBVENITE[2]. Ce même répons se conclue par une dernière oraison de la recommandation de l’âme à Dieu.

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Connaissez-vous bien Jacques BERTHIER?

5 juin, 2014

Alors que dans quelques jours, cela fera 20 ans que l’organiste et compositeur Jacques BERTHIER aura quitté cette terre (27 juin 2014), des manifestations musicales et culturelles s’organisent. Un site est d’ailleurs consacré à la promotion de son oeuvre.

Mais connaissez-vous bien Jacques BERTHIER?

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Nous ne le connaissons que par quelques ostinatos célèbres de la communauté oecuménique de TAIZE, ou quelques oeuvres composées pour la venue de Jean-Paul II en France (1986), et qui ont été diffusées dans les paroisses.

Et pourtant, nous ne le connaissons guère! Sa stature de compositeur ne se cantonne à quelques pièces liturgiques! Car ce n’est pas moins de 1200 oeuvres qu’il a composées entre 1938 et 1994! Toutes n’ont hélas pas été éditées…

Voici une biographie détaillée, et pour prendre la mesure de son talent de composition, une oeuvre vocale « MATER DOLORA« 

 

 

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Celui qui aime a déjà franchi la mort

30 mai, 2014

Voici un commentaire du cantique composé par Jo AKEPSIMAS. Il a été publié en mai 2014, dans la revue liturgique CAECILIA de l’archiodiocèse de Strasbourg.

Franchir la mort

 

« En te présentant, Seigneur, cette offrande pour la salut de ton serviteur N.nous faisons appel à ton amour : N.a toujours vu en ton Fils un Sauveur plein de bonté : Fais qu’il trouve maintenant en lui, le juge dont il n’a rien à craindre » Cette prière sur les offrandes est tirée de la messe des funérailles, hors temps pascal.

Juste après avoir présentés le pain et le vin, l’Eglise en prière offre son défunt dans l’offrande eucharistique, et Elle exprime sa foi pour l’un des siens. Une Foi enracinée radicalement dans l’Amour. Amour invoqué, Amour manifestée par la vie publique du Seigneur, Amour qui se manifestera au moment ultime de la Résurrection des Morts. Cette prière ne fait que redire ce que le psaume 85 (84) révèle à travers le verset 11 : « Amour et Vérité se rencontrent, Justice et Paix s’embrassent ». Nous croyons et nous espérons que dans l’Amour de Dieu, le défunt sera jugé, c’est-à-dire présenté en vérité. Il sera justifié par la Miséricorde pour connaitre la Paix. Ainsi, l’œuvre de la Résurrection est intimement liée à l’œuvre de Miséricorde.

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L’art de la psalmodie ou l’expérience de la sacramentalité de la parole, à l’école de saint Augustin

30 mai, 2014

Cet article a été publié pour la revue de musique liturgique et d’art Sacré de l’archidiocèse de Strasbourg « CAECILIA« . L’édition a été faite durant le mois de mai 2014.

Psalmiste

 

Le discours de Benoît XVI aux Bernardins le 12 septembre 2008 s’intitulant « Chercher Dieu »[1], est une porte pour entrer dans cet art complexe, singulier et inconnu qu’est la psalmodie. Il écrit, en s’appuyant sur un écrit de Dom Jean LECLERCQ[2] dont la première édition date de 1957:

« Quaerere Deum, il ne s’agissait pas d’une aventure dans un désert sans chemin, d’une recherche dans l’obscurité absolue. Dieu lui-même a placé les bornes milliaires, mieux, il a aplani la voie, et leur tâche consistait à la trouver et à la suivre. Cette voie était sa Parole qui, dans les livres de Saintes Ecritures, était offerte aux hommes. La recherche de Dieu requiert donc, intrinsèquement une culture  de la parole, ou comme le disait Dom Jean LECLERQ : eschatologie et grammaire sont dans le monachisme occidental indissociables l’une de l’autre. Le désir de Dieu comprend l’amour des lettres, l’amour de la parole, son exploration dans toutes ses dimensions. Puisque dans la parole biblique Dieu est en chemin vers nous et nous vers Lui, ils devaient apprendre à pénétrer le secret de la langue, à la comprendre dans sa structure et dans ses usages.[3] »

Voilà la racine la plus profonde de l’acte de chant en psalmodie : l’expérience de l’Amour divin. Car la voix humaine, en voulant louer son Créateur, manifeste son désir de le « chercher ». Ainsi la psalmodie devient ce lieu de rencontre, à l’image de la quête de la Bien-Aimé et du Bien-Aimé du Cantique des Cantiques, faisant coïncider l’action de grâce de l’avoir trouvé, mais en même temps en le stimulus de le rechercher davantage.

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Nous bâtirons notre maison, Seigneur

27 mars, 2014

Voici un commentaire musical, écrit pour la revue de musique liturgique CAECILIA, dans l’édition du 15 mars 2014. Il s’agit d’un commentaire d’un chant pour la célébration d’un mariage: « Nous bâtirons notre maison Seigneur » du Père Claude TASSIN.

Maison sur le roc

Le père Claude TASSIN est spiritain et professeur d’Ecriture Sainte à l’Institut Catholique de Paris. Comme Lucien DEISS, il fait partie de ces compositeurs qui ont œuvré en faveur du rayonnement des Ecritures. Il publia dans la collection « Cahiers Evangiles » un numéro spécial consacré à la « Réécriture des saintes Ecritures ». Il évoque le fait des croyants de toutes générations qui ont eu besoin de redire le texte biblique d’une manière qui puisse s’adresser à leurs contemporains. Cela devient la clef pour comprendre ses textes.

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3 poèmes de Patrice DE LA TOUR DU PIN

14 février, 2014

Dans son « huitième livre, le monde d’amour« …

Extrait du tome I de sa « Somme de poésie« , intitulé: « Le jeu de l’homme en lui-même » (éditions GALLIMARD, 1981)

Le poète catholique Patrice DE LA TOUR DU PIN (1911-1975) y laissa 3 poèmes, dont on peut penser qu’ils sont écrits à l’intention de son épouse, ou du tout du moins, chantant son amour conjugal.

Tout simplement un magnifique gage d’amour, dit en poème…

car on ne peut que regretter, que même à la saint Valentin 2014, en ce 14 février, la poésie est disparue de cette fête…

On ne chante plus l’amour, on ne le crie plus, on ne le hurle plus…. On le consomme!

Triste époque…

Les voici ces 3 poème, tour à tour rendant hommages à la beauté de la vie à deux avec son « Annie« , subliment et transcendant l’altérité sexuée et la relation conjugale, enfin magnifiant le sommeil, l’un dormant et l’autre veillant, l’un à coté de l’autre…

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L’amour est ici un beau rêve,

mais un rêve qui est bien réalité,

car il se rêve éveillé…

Patrice et Anne DE LA TOUR DU PIN

 

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« Tu connais ton oeuvre », Didier RIMAUD et Jacques BERTHIER

15 janvier, 2014

Il s’agit du premier article, publié dans la rubrique « chantez au Seigneur », de la revue trimestrielle de musique liturgique et d’art sacré « CAECILIA« , dans l’édition du 15 janvier 2014.

Je vous propose une analyse du chant « Tu connais ton oeuvre » (G 109-1) composé conjointement par le père jésuite Didier RIMAUD (1922-2003) et Jacques BERTHIER (1923_1994).

Didier RIMAUD                                                                                                                                   Jacques BERTHIER

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Les écrits johanniques et la création musicale…

6 janvier, 2014

Depuis la réforme liturgique du Concile Vatican II, le temps liturgique de la Nativité (de Noël) commence aux 1ères vêpres de la Nativité (24 décembre au soir) et se conclue par la fête du « Baptême du Seigneur ».

La fête du « Baptême du Seigneur » est une fête mobile, c’est à dire que sa date de célébration n’est pas fixe. Elle se célèbre le dimanche après celui de l’Epiphanie, sauf lorsque cette dernière est fêtée le 7 janvier. Auquel cas, le « Baptême du Seigneur » est célébré le lundi 8 janvier.

Durant ce temps liturgique relativement bref, les écrits johanniques sont les plus importants, et ils ont donné lieu à de multiples compositions musicales.

Saint_Jean_Evangeliste

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