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Rude est le chemin (A 184-1) 16 mai 2017

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Commentaire musical publié dans la revue liturgique de l’archidiocèse de Strasbourg CAECILIA, pour son 3ème numéro de 2017.

Multiplication des pains, Mosaique-st-sauveur, IstambulMosaïque de la multiplication des pains, Saint-Sauveur in Chora, Istambul

La Commission Francophone Cistercienne (cfc-liturgie.fr) a pour but de rassembler, sauvegarder et partager un Corpus de textes constituant un patrimoine liturgique contemporain pour le mettre à la disposition des compositeurs.  Les textes sont travaillés suivant 3 directions : fondés en théologie, d’une vraie qualité poétique, susceptibles de prendre place dans un rite. Ils permettent grâce à l’expérience vocale, de pouvoir entrer dans l’intelligence de l’Ecriture.

            Ce Tropaire est un modèle du genre, proposant un beau chemin spirituel.

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Peuples du monde entier 3 mars 2016

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Libre commentaire musical du cantique « Peuples du monde entier» VY 54-38-01 dont le texte est de D. RIMAUD/CNPL et la musique de G. MAYER.

Publié dans la revue de musique liturgique CAECILIA de l’archidiocèse de Strasbourg, dans son édition N°02 de mars 2016

13) Visitation JOUVENET 1716

Magnificat de Jean JOUVENET (1716)

Ce chant, adoptant la forme tropaire (stance-refrain-versets), permet par sa facture textuelle et musicale, de vivre une expérience de pèlerinage, conduisant à entrer davantage dans l’intelligence du récit biblique de la Visitation (Lc 1 39-56).

Les 4 versets sont une véritable tapisserie biblique, rythmée par un refrain secondaire extrait du cantique de la Vierge Marie : « saint est son nom ». Ils sont composés de 3 sections, reconnaissables par un refrain secondaire chanté 3 fois.

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Banquet très saint 8 avril 2015

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Commentaire du chant « Banquet très saint » (ZL 26-17,  CNA 779), composé par Philippe ROBERT.

Article publié dans la revue CAECILIA, dans son édition de mars 2015.

Banquet très saint, Fête dans la maison de Simon le Pharisien; Pierre Paul RUBENS; vers 1618Fête dans la maison de Simon le Pharisien; Pierre Paul RUBENS; vers 1618

Le refrain est adapté de l’antienne « O Sacrum Convivium », composée par saint Thomas d’Aquin et utilisée pour les 2èmes vêpres de l’office du Saint-Sacrement dont voici la traduction : « O banquet sacré, où l’on reçoit le Christ ! On célèbre le mémorial de sa passion, l’âme est remplie de grâce et, de la gloire future, le gage nous est donné. Alleluia ».

Attardons-nous à l’histoire de l’antienne et de l’office du Saint-Sacrement. Un culte en l’honneur du Saint Sacrement existait dans certaines régions mais sans être généralisé. Le plus important se trouvait dans le diocèse de Liège où sainte Julienne de Cornillon (1192-1258) permis son expansion. Un office liégeois « Animarum cibus » fut composé sous sa direction, par un moine cistercien du Mont-Cornillon, vers 1240. Or vers 1237, le futur Urbain IV était archidiacre de Liège. Il avait eu connaissance de sainte Julienne, et de la composition de l’office nouveau qui grâce à elle, fut diffusé dans le diocèse de Liège à la suite du Synode de 1246. En 1262, à Bolsena (à mi-chemin entre Sienne et Rome), on raconte qu’un prêtre célébrant la Messe, doute de la présence réelle. Le sang jaillit de l’hostie consacrée et laisse des traces sur le corporal. Le Pape Urbain IV fait apporter ce linge à Orvieto, ville voisine où il résidait. Il décréta en 1264 par la bulle « Transiturus« , que la fête du Corpus Christi, déjà célébrée çà et là, serait étendue à l’Eglise universelle. Mais pour la première fois en liturgie, non seulement un pape prescrit la célébration d’une fête, mais en impose tous les textes. Avec la bulle se trouve l’office « Sacerdos » et la messe « Cibavit », attribués à saint Thomas d’Aquin qui était de passage à l’Université de Rome. Ces textes associent justesse théologique et saveur poétique. Ils sont utilisés encore aujourd’hui pour la fête du Saint-Sacrement.

Le refrain (comme l’antienne « O Sacrum Convivium ») se divise en 4 sections nous montrant chacun un aspect de l’Eucharistie. Tout d’abord, la dimension du pain comme réelle nourriture, mais où l’on confesse que c’est bien le Christ lui-même. Ensuite, le lien entre le pain eucharistique et la Passion. Il est avant tout l’actualisation du Sacrifice de la Croix, cœur de la célébration. Puis les effets de cette nourriture : le pain eucharistique est là pour nourrir notre âme, mais d’une nourriture spirituelle provenant de la Croix : la Grâce. C’est la nourriture de la Rédemption. Enfin, le pain eucharistique est une mise en bouche de la gloire de la Résurrection à la fin du temps, où Dieu lui-même nous fera asseoir à sa Table et nous servira. D’un point de vue harmonique, la 1ère section commence en Mi Mineur pour se terminer sur une ½ cadence (accord de Si Majeur). La 2ème section commence sur Si Majeur mais va conduire à une cadence rompue (au lieu de terminer sur un accord de Sol Majeur on termine avec Si Majeur). La troisième section nous fait entendre avec retard l’accord de sol majeur attendu, mais se conclue par une cadence évitée (retour de l’accord Mi Mineur). Quant à la 4ème section, elle commence avec l’accord de Mi Mineur et se termine par une cadence « Fauré », sorte de cadence évitée terminant avec l’accord de Mi Majeur. La richesse harmonique est à l’image de la richesse théologique du refrain !

Quant aux versets, ils sont la compilation du psaume 33 (34) versets 2, 4 et 9. Le schéma harmonique est en parfait écho avec celui de la 2ème section du refrain magnifiant la célébration du mémorial de la Croix.

 

 

… Là où il y a la haine, que je mette l’amour… 14 janvier 2015

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Voici un article publié sur le blog de l’émission radiophonique STELLA SACRA le lundi 12 janvier 2015, suite aux évènement du 7 janvier 2015. Une modeste contribution pour qu’il y ait plus d’amour et de respect entre les hommes…

Saint François d'Assise

…Cet extrait d’une célèbre prière chrétienne pour la paix, faussement attribuée à saint François d’Assise, peut ressurgir de la mémoire et pourrait jaillir sur les lèvres de toutes personnes de bonne volonté, face à l’atrocité des actes d’un 7 janvier 2015 qui ont endeuillé la France…

Pourtant, la mémoire des uns, ne peut nous permettre un aveuglement (même temporel ou momentané) sur celle des autres…

Pourtant, ni le deuil national et l’omniprésence médiatique, qui tout en couvrant respectueusement nos morts d’un catafalque de reconnaissances posthumes et d’émotions face à la barbarie, ne peuvent nous enfermer dans nos frontières, pourtant ouvertes… Nous ne pouvons oublier ni mettre sous silence,  toutes les autres formes de violences extrêmes qui ont également eu lieu entre temps…(par exemple Nigeria ou autres pays pour le présent… Autres lieux et pays pour le passé)

Finalement et hélas, la haine et la violence (comme la bêtise…) sont universelles!

L’engagement à lutter contre ces dernières est un combat tout aussi universel, dont aucun parti politique, aucune Nation, aucune religion, ne peut s’en octroyer la possession, ni même se battre indirectement (comme pour les fanatiques de tous genres…) pour s’en revendiquer l’initiateur ou l’organisateur.

Bien modestement voici un billet perso avec quelques pièces de musique sacrée de Francis POULENC (1899-1963), composées sur d’autres textes de saint François d’Assise (1182-1226) ainsi que « Ubi caritas et amor » de Paul MEALOR (1975-), afin de laisser entrevoir comment la musique a bien des égards, a pour vocation d’être éducatrice et d’appeler à vivre ensemble dans le respect des différences.

... Là où il y a la haine, que je mette l'amour... dans Ecrits personnels trans

Tout d’abord, revenons sur la prière pour la paix, que l’on a faussement attribué à saint François d’Assise.

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La beauté liturgique? Qu’est-ce à dire? 22 juillet 2014

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Voici une synthèse d’un article de réflexion, publié dans le revue liturgique CAECILIA de l’archidiocèse de Strasbourg, dans son édition du 4 juillet 2014.  Tentant d’amorcer une réappropriation du regard du concept associé de « beauté » et de « liturgique ».

Beauté liturgique

« Ah c’était une belle messe !» Peuvent s’exclamer certaines personnes après l’office, en réponse au micro trottoir ecclésiastique. Cela rassure les uns, flatte les autres… Mais cela parait tellement évident de dire cela, qu’au bout du compte cela m’effraie, et me fait douter de plus en plus.

Rien de plus complexe que de tenter de cerner ce que peut être la beauté Liturgique. Est-il d’ailleurs légitime de parler de beauté liturgique ? Les philosophes ont déjà tellement de mal à cerner la Beauté en tant que tel, alors pensez la difficulté pour la beauté « liturgique » ! Pour notre civilisation occidentale, la notion de Beauté, de Beau sont résolument liés à la conception de PLATON (-428 ; -348) dans son ouvrage Le Banquet. Il demeure la base sur laquelle les générations suivantes chercheront à édifier leurs réflexions, même pour notre époque contemporaine. Le génie de Platon réside dans le fait que la Beauté n’est pas immédiatement accessible, mais qu’elle résulte d’une expérience : on est initié à la Beauté. Cette initiation passe par trois phases : tout d’abord la purification, puis l’ascension, enfin la contemplation.

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Dieu comme une fête

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Il s’agit d’un commentaire d’un chant liturgique pour la procession d’entrée, publié pour la revue liturgique CAECILIA du diocèse de Strasbourg, dans l’édition du 4 juillet 2014. Le chant liturgique « Dieu comme une fête » est de Jean SCARCELIA et Sr Victoria CAIANA.

Procession d'entrée

Commenter un chant d’entrée, nous permet de redécouvrir ce qui est dit de lui dans la Présentation Générale du Missel Romain (P.G.M.R.). Il y a deux numéros qui lui sont consacrés. Tout d’abord le 47: «Lorsque le peuple est rassemblé, tandis que le prêtre entre avec le diacre et les ministres, on commence le chant d´entrée (introït). Le but de ce chant est d´ouvrir la célébration, de favoriser l´union des fidèles rassemblés, d´introduire leur esprit dans le mystère du temps liturgique ou de la fête, et d´accompagner la procession du prêtre et des ministres. » La vocation du chant d’entrée est loin d’être une simple musique d’agrément pour mettre dans l’ambiance, ou pour accompagner un mouvement de procession. C’est lui qui permet à la communauté rassemblée de s’unir. La voix et la louange deviennent le premier moyen de communion « visible ». Ils permettent également une communion « invisible », c’est-à-dire faire entrer l’assemblée dans l’intelligence du temps liturgique ou de la fête. Le chant d’entrée ne doit alors pas être choisi systématiquement en fonction des lectures qui seront entendues, mais en fonction de la connaissance approfondie de chaque temps liturgique dont les lectures, dans leur progression continue dans le temps, nous en donnent des aspects particuliers.

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Le SUBVENITE, ou l’espérance baptismale face à la mort 1 juillet 2014

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Cet article a été publié dans la revue de théologie internationale « COMMUNIO » pour son numéro de juillet 2014 intitulé: « architecture et liturgie« . Il s’agit d’un approfondissement et d’une remise en perspective d’un billet que j’avais déjà publié sur ce blog, portant le titre: « Le chant du SUBVENITE, ou le chant de l’espérance de la résurrection« .

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« Un compendium de l’histoire de la liturgie »

Evoquer la question de la liturgie des défunts s’est embrasser presque l’intégralité de l’histoire de la liturgie. Jusqu’à la réforme liturgique du Concile Vatican II, la liturgie des funérailles fixée par le Rituel Romain des funérailles de 1614 par Paul V, comporte en lui un ensemble complexe, disparate, auquel des états différents de la spiritualité chrétienne font références.

La source la plus ancienne est contenue dans l’Ordo 49[1], qui remonte au VIIème siècle et présentant l’ordo romain des funérailles. C’est dans cette source que l’on trouve la trace du répons SUBVENITE[2]. Ce même répons se conclue par une dernière oraison de la recommandation de l’âme à Dieu.

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Celui qui aime a déjà franchi la mort 30 mai 2014

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Voici un commentaire du cantique composé par Jo AKEPSIMAS. Il a été publié en mai 2014, dans la revue liturgique CAECILIA de l’archiodiocèse de Strasbourg.

Franchir la mort

 

« En te présentant, Seigneur, cette offrande pour la salut de ton serviteur N.nous faisons appel à ton amour : N.a toujours vu en ton Fils un Sauveur plein de bonté : Fais qu’il trouve maintenant en lui, le juge dont il n’a rien à craindre » Cette prière sur les offrandes est tirée de la messe des funérailles, hors temps pascal.

Juste après avoir présentés le pain et le vin, l’Eglise en prière offre son défunt dans l’offrande eucharistique, et Elle exprime sa foi pour l’un des siens. Une Foi enracinée radicalement dans l’Amour. Amour invoqué, Amour manifestée par la vie publique du Seigneur, Amour qui se manifestera au moment ultime de la Résurrection des Morts. Cette prière ne fait que redire ce que le psaume 85 (84) révèle à travers le verset 11 : « Amour et Vérité se rencontrent, Justice et Paix s’embrassent ». Nous croyons et nous espérons que dans l’Amour de Dieu, le défunt sera jugé, c’est-à-dire présenté en vérité. Il sera justifié par la Miséricorde pour connaitre la Paix. Ainsi, l’œuvre de la Résurrection est intimement liée à l’œuvre de Miséricorde.

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L’art de la psalmodie ou l’expérience de la sacramentalité de la parole, à l’école de saint Augustin

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Cet article a été publié pour la revue de musique liturgique et d’art Sacré de l’archidiocèse de Strasbourg « CAECILIA« . L’édition a été faite durant le mois de mai 2014.

Psalmiste

 

Le discours de Benoît XVI aux Bernardins le 12 septembre 2008 s’intitulant « Chercher Dieu »[1], est une porte pour entrer dans cet art complexe, singulier et inconnu qu’est la psalmodie. Il écrit, en s’appuyant sur un écrit de Dom Jean LECLERCQ[2] dont la première édition date de 1957:

« Quaerere Deum, il ne s’agissait pas d’une aventure dans un désert sans chemin, d’une recherche dans l’obscurité absolue. Dieu lui-même a placé les bornes milliaires, mieux, il a aplani la voie, et leur tâche consistait à la trouver et à la suivre. Cette voie était sa Parole qui, dans les livres de Saintes Ecritures, était offerte aux hommes. La recherche de Dieu requiert donc, intrinsèquement une culture  de la parole, ou comme le disait Dom Jean LECLERQ : eschatologie et grammaire sont dans le monachisme occidental indissociables l’une de l’autre. Le désir de Dieu comprend l’amour des lettres, l’amour de la parole, son exploration dans toutes ses dimensions. Puisque dans la parole biblique Dieu est en chemin vers nous et nous vers Lui, ils devaient apprendre à pénétrer le secret de la langue, à la comprendre dans sa structure et dans ses usages.[3] »

Voilà la racine la plus profonde de l’acte de chant en psalmodie : l’expérience de l’Amour divin. Car la voix humaine, en voulant louer son Créateur, manifeste son désir de le « chercher ». Ainsi la psalmodie devient ce lieu de rencontre, à l’image de la quête de la Bien-Aimé et du Bien-Aimé du Cantique des Cantiques, faisant coïncider l’action de grâce de l’avoir trouvé, mais en même temps en le stimulus de le rechercher davantage.

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Nous bâtirons notre maison, Seigneur 27 mars 2014

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Voici un commentaire musical, écrit pour la revue de musique liturgique CAECILIA, dans l’édition du 15 mars 2014. Il s’agit d’un commentaire d’un chant pour la célébration d’un mariage: « Nous bâtirons notre maison Seigneur » du Père Claude TASSIN.

Maison sur le roc

Le père Claude TASSIN est spiritain et professeur d’Ecriture Sainte à l’Institut Catholique de Paris. Comme Lucien DEISS, il fait partie de ces compositeurs qui ont œuvré en faveur du rayonnement des Ecritures. Il publia dans la collection « Cahiers Evangiles » un numéro spécial consacré à la « Réécriture des saintes Ecritures ». Il évoque le fait des croyants de toutes générations qui ont eu besoin de redire le texte biblique d’une manière qui puisse s’adresser à leurs contemporains. Cela devient la clef pour comprendre ses textes.

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